|
Je doute, tu doutes, nous doutons...
C’est étrange comme l’importance que l’on accorde aux gens et aux choses peut être changeante. Je cherche souvent à me persuader qu’il est des faits, des rapports bien établis que personne ne puisse bousculer. Mais la vérité est toute autre. Humeur du jour et état d’âme en sont pour beaucoup dans ces déviations del’esprit qui bousculent les principes établis. Mes préoccupations de la veille n’ont souvent rien à voir avec celles du moment. Mais si l’on s’explique assez facilement pourquoi aujourd’hui on se sent patraque, pas belle ou décidément trop ... ( à vous d’y apposer l’adjectif correspondant), il est déjà plus délicat d’entrer dans les remises en questions d’un tout autre ordre. « Plus profondes » diront certains, « plus importantes » diront d’autres, encore que la relativité reste ici aussi le maître mot. Tout est relatif, et voilà bien le problème... Comment peut-on être « pour » ou « contre » quelque chose dans l’absolu. La certitude n’est pas de ce monde et la sagesse voudrait que chacun se remette en permanence en question. Mais comment vivre submergé par le doute, comment débattre sans opinion, comment trouver la conviction dans l’incertitude et l’envie sans but. Pour vouloir quelque chose, il faut en être persuadé, se sentir investie d’une certaine vérité. Doute et vérité peuvent-ils se conjuguer ? Peut-on douter de tout ? En amour comme ailleurs, tout le monde doute. En amour plus qu’ailleurs, le doute est un facteur dérangeant. Mais n’est-il pas nécessaire pour construire et avancer de cesser un instant de douter ? La confiance qui pour la plupart d’entre nous est le ciment du couple, n’admet que très peu la notion de doute. Alors doutons sagement sans devenir fou, doutons souvent et devenons plus tolérant, soyons libres de douter sans jamais cesser d’avancer. |