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Du Rouge au Vert
Je m’arrête au feu rouge, fenêtre baissée, la clope au bec et l’air assuré. Journée ensoleillée d’un mois de mai un peu clownesque, avec le pif rouge mais sans les grandes savates. Soirée Tequila et 12 « Paf » plus tard, j’aperçois le géant vert, rouge de colère, face à l’amant caché. Discussion enflammée, inflammable, autour du maïs transgénique. Je ne tourne plus rond, diction cryptée, j’impose l’éclipse. Pleine lune sur un Panam en vrac, je cherche mes clefs dans mon sac, le cul sur le bitume, la tête, les mains et autres possibilités en pleine activité. C’est l’heure de pointe, le coup de bourre, action-réaction. J’arpente les micro-poches, pochettes et autres interstices dans l’attente d’une révélation. Je croque dans une pomme rouge, en préférant les vertes, pour éviter le seuil critique de l’hypoglycémie et timidement, sans grande conviction se pointe l’explication. Claquer la porte en laissant ses clefs à l’intérieur. S’en rendre compte 7 heures 17 minutes et 27 secondes après et devenir « vert de rage ». Se retrouver à la rue Tequilatée et perforée de sommeil, devant le 666 avenue Rouge à 6 heures du mat’. Appeler son mec pour lui dire « je t’aime » et tomber sur son ex, « ah oui c’est vrai, j’avais oublié… »
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